Foire aux questions


- La faillite du système socialiste ?

C’est au contraire la disparition du système socialiste, notamment en Union soviétique, qui a fortement affecté l’économie de la Corée du Nord. En effet, la grande majorité des échanges commerciaux se faisaient avec les pays de l’ex-bloc socialiste.

A cela se sont ajoutées, à partir de 1995, des catastrophes naturelles (inondations) d’une ampleur inégalée. « Les inondations de 1995 et 1996 ont détruit environ 16 pour cent de terres arables », écrit le Programme alimentaire mondial des Nations Unies.

L’établissement de relations diplomatiques et commerciales avec une série de pays a favorisé un redressement les dernières années. Le ministre sud-coréen de la réunification estime également que l’économie de la Corée du Nord « enregistre une légère croissance en 2003 ». Il l’attribue à plusieurs facteurs : « l’augmentation du commerce avec la Corée du Sud, l’augmentation de la production dans le secteur de l’industrie légère et la vigueur de l’industrie de distribution. » (The Korea Herald, 1er janvier 2004)

- Un pays isolé ?

Non. 157 pays entretiennent des relations diplomatiques avec la RPDC. En 2000, la RPDC a multiplié les démarches envers les pays d’Europe occidentale. Depuis, l’Italie, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce et l’Irlande entretiennent des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. La France est le seul pays d’Europe qui n’a pas encore de relations au rang d’ambassade. Des pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Brésil ont aussi établi des relations diplomatiques avec la RPDC en 2000 ou 2001. Les Etats-Unis refusent toujours.

Depuis le sommet entre les dirigeants coréens du Nord et du Sud, en juin 2000 à Pyongyang, le gouvernement sud-coréen autorise ses citoyens à se rendre au Nord, sous certaines conditions. Près de 77.000 Sud-Coréens ont ainsi visité le site pittoresque des Monts Kumgang en Corée du Nord en 2003. (Arirang TV, 29 décembre 2003)

Des milliers de Coréens vivant au Japon se rendent chaque année dans leur pays natal. En juillet 2003, l’épidémie de SARS venait à peine d’être enrayée et les frontières à nouveau ouvertes. Nous avons pourtant rencontré de nombreux Chinois, des Coréens résidant au Japon, une délégation d’hommes d’affaires japonais, des Sud-Coréens, dont un pasteur méthodiste, un journaliste britannique résidant à Hong Kong, sans compter une cinquantaine de progressistes venus d’Europe ou d’Asie pour une conférence de solidarité.

A suivre...

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